Tunisie. Dans l’ère de la démocratie

LA Tunisie vient de vivre en quelques mois une période particulièrement dense de son histoire, marquant son entrée remarquée dans l’ère de la démocratie. 
Cette phase historique s’est déroulée en trois grands actes.

Acte 1 : les Tunisiens ont montré au monde entier et notamment à la communauté arabe, les voies de l’affranchissement vis-à-vis du joug dictatorial, à travers une révolution pacifique ayant donné lieu à un minimum de dégâts.
Acte 2 : les élections de l’Assemblée nationale constituante se sont déroulées dans la sérénité, la citoyenneté et une mobilisation électorale jamais égalée dans l’histoire du pays.
Acte 3 : la Tunisie est appelée, quels que soient les résultats définitifs, à montrer davantage la voie à prospecter pour solutionner une équation démocratique extrêmement complexe.
Ceux qui semblent devoir arriver au pouvoir, d’obédience politico-religieuse, sont désignés démocratiquement par des urnes transparentes qui leur accordent toute la légitimité. Mais ils n’en sont pas moins confrontés à un double défi qui transcende leur succès électoral.
Le premier de ces défis est celui de la gestion quotidienne de la cité et de la gouvernance globale du pays. Et ce défi les met dans l’obligation de trouver, voire d’inventer, des solutions pertinentes et efficaces à de multiples problèmes bien concrets.
Deuxième défi, tordre le cou définitivement aux préjugés dont ils font l’objet auprès de larges franges de l’opinion, ceux les accusant de faire fi des droits à l’expression des minorités politiques et culturelles.
De l’autre côté du miroir, les moins chanceux sont également face à des devoirs citoyens majeurs. Ceux, tout d’abord, d’accepter le verdict des urnes et d’envisager de participer activement à la vie politique sur la base d’un engagement renouvelé au service de la démocratie et de l’intérêt national.
Les impératifs qui se posent aux uns et aux autres concourent à définir les règles du jeu démocratique, du droit des minorités et de l’alternance. C’est un apprentissage essentiel auquel tous les Tunisiens doivent consentir, avec pour seul projet celui de servir leur pays, de rehausser son image et de mettre de son côté toutes les chances d’une prospérité partagée par tous et d’un bien-être généralisé. Donc d’une vraie démocratie sociale et politique.


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